Grande Guerre et genre (gender) dans la fiction contemporaine pour la jeunesse

Intervenant(s) : Véronique Léonard-Roques

Collection : Bibliothèque Clermont Université
Chaîne : Conférences

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Capturée le 00-00-0000 | Publiée le 09-06-2015 | Durée 50:13

Résumé

Véronique Léonard-Roques est maître de conférences en Littérature générale et comparée à l’Université Bla...lire la suite

Véronique Léonard-Roques est maître de conférences en Littérature générale et comparée à l’Université Blaise-Pascal (Clermont-Ferrand). Elle consacre ses recherches aux mythes littéraires et s’intéresse à l’écriture de l’Histoire*.
Elle a publié deux études sur le mythe de Caïn : Caïn, figure de la modernité (2003), et Caïn et Abel. Rivalité et responsabilité (2007) et a dirigé les ouvrages collectifs suivants : Versailles. Mémoire et imaginaire aux XIXe et XXe siècles (2005) ; Figures mythiques. Fabrique et métamorphoses (2008) ; Le Fils prodigue et les siens (avec B. Jongy et Y. Chevrel, 2009) ; Mythes de la rébellion des fils et des filles (avec S. Urdician, 2013). Dans le cadre de la commémoration du Centenaire de la Première Guerre mondiale, elle a participé à l’ouvrage Ecritures de la Grande Guerre (2014)* et au colloque international First World War : War, Childhood and Youth, Literature, Commemorative Culture » (Université de Francfort, septembre 2014).
 
Dans la fiction contemporaine pour la jeunesse qui traite de la Grande Guerre, le point de vue adopté par les auteurs est généralement masculin. Mais certains écrivains choisissent dans leurs récits de faire entendre une voix de jeune fille, ce qui permet de rendre compte de l’autre front, celui de l’intérieur, dans la participation des femmes et des filles à l’effort de guerre. Adopter le point de vue d’une adolescente implique de représenter les rôles sociaux considérés comme spécifiquement féminins et d’interroger la question de l’émancipation féminine en matière de préjugés et de clichés. Les fictions ne manquent pas de rendre compte de l’importance de la figure de l’infirmière (ou Ange blanc) dans les représentations sociales ; elles s’intéressent aussi à des pionnières (les FANY britanniques, la scientifique franco-polonaise Marie Curie) qui, pendant le conflit et au-delà, ont contribué à faire bouger les lignes de partage du genre.
 
*"Écrire la Grande Guerre en littérature de jeunesse aujourd’hui : l’exemple de The Foreshadowing de Marcus Sedgwick (2005)". In Ecritures de la Grande Guerre p. 152-173. Paris, Société française de littérature générale et comparée, 2014.
 

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