New Perspectives on Censorship in Early Modern England: literature, politics and religion - Session 1 : Silencing and regulating: meaningful omissions

Openning session and Silencing and regulating: meaningful omissions

Dominique Goy-Blanquet (Université Picardie Jules Verne, Amiens) The silences of Sir Thomas More.

Joseph Sterrett (Aarhus University, Denmark) ‘Stop up his mouth’: silencing subversive confessions on the early modern stage.

Line Cottegnies (Paris 3-Sorbonne Nouvelle) ‘No cloudy stuff to puzzle the brain’: John Benson's edition of Shakespeare's Poems (1640) between censorship and ‘accommodation’.

Intervenant(s) : Sophie Chiari, Isabelle Fernandes, Anne Garrait-Bourrier, Jean-Philippe Luis, Dominique Goy-Blanquet, Joseph Sterrett, Line Cottegnies,

Collection : New Perspectives on Censorship in Early Modern England: literature, politics and religion
Chaîne : Conférences

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Capturée le 01-12-2016 | Publiée le 11-01-2017 | Durée 2:22:49

Résumé

Nouvelles approches de la censure dans l’Angleterre des 16e et 17e siècles : littérature, politique et religion

À l’occasion du 40...lire la suite

Nouvelles approches de la censure dans l’Angleterre des 16e et 17e siècles : littérature, politique et religion

À l’occasion du 400e anniversaire de la mort de Shakespeare et du 500e anniversaire de la naissance de la reine Marie Ire, ce colloque se propose non seulement de faire le point sur la notion de censure à la Renaissance, mais aussi de comprendre comment celle-ci a pu contribuer à l’élaboration de la modernité. Nombreux sont les critiques qui continuent à voir en la censure un instrument absolu de destruction et de mutilation. Mais d’autres, avec Richard Dutton, constatent que, si la pratique de l’autodafé a bel et bien existé, les textes censurés ont été assez rarement interdits : certains passages y ont été au pire supprimés, au mieux remaniés. On peut donc percevoir la censure comme un instrument de régulation plutôt que de répression — instrument qui n’empêcha ni la création, ni la subversion. En fin de compte, censure et écriture s’avèrent inséparables à l’époque moderne et si, comme on l’a dit, l’instance auctoriale est intrinsèquement liée à l’activité de la censure, cette dernière contribue peut-être aussi à son brouillage permanent. Ce colloque à l’esprit interdisciplinaire s’efforce de vérifier cette hypothèse. Il s’est agi en outre d’analyser de manière aussi précise que possible l’articulation entre la censure confiée aux évêques de Londres et de Cantorbéry, celle confiée à la Stationer’s Company elle-même, et celle, enfin, qui relevait du domaine du Maître des Menus Plaisirs (« Master of the Revels »), chargé des pièces de théâtre. De manière plus générale, ce colloque réexamine les formes contradictoires de la censure dans l’Angleterre des 16e et 17e siècles, afin de comprendre comment, et dans quelle mesure, elles influèrent sur l’identité (plurielle) de l’auteur moderne. Toutes les approches rattachant le phénomène complexe de la censure au développement de la modernité en tant que telle ont été les bienvenues, qu’elles soient littéraires, historiques, philosophiques, religieuses ou artistiques.

New Perspectives on Censorship in Early Modern England: literature, politics and religion

Celebrating the 400th anniversary of Shakespeare’s death and the 500th anniversary of Queen Mary I’s birth, this conference takes stock of the current research on censorship in early modern England in order to understand how it may have contributed to the construction of modernity. Many scholars keep considering censorship as an absolute weapon of destruction and mutilation. Yet others, in the wake of Richard Dutton, notice that if Auto-da-fé did exist, censored text were in fact seldom prohibited. More often than not, only a few daring passages were either removed or rewritten, at best. One can therefore perceive censorship as an instrument of regulation rather than as a repressive tool, and this instrument suppressed neither artistic creativity nor subversive practices. All in all, writing and censorship appear as two closely linked activities and, as has already been pointed out, if the birth of the author was more or less caused by the prevalence of censorship, the latter also contributed to the permanent blurring of the very concept of authorship. This interdisciplinary symposium thus verifies and sometimes challenges this hypothesis. Participants also show how the bishops of London and Canterbury, the Stationers’ Company, and the Master of the Revels dealt with their prerogatives and implemented different forms of censorship. More generally speaking, the conference reassesses the contradictory shapes of censorship in early modern England in order to understand how they built the plural identity of the modern author. All approaches, be they literary, historical, religious, philosophical, or aesthetic, have been welcome.

Organizers: Pr. Sophie Chiari and Dr. Isabelle Fernandes (IHRIM-Clermont-Ferrand, UMR 5317, French National Centre for Scientific Research)
 

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