La dette menace-t-elle l’avenir des démocraties européennes ?

Intervenant(s) : Laurent CORDONNIER

Collection : Façons de penser
Chaîne : Conférences

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Capturée le 00-00-0000 | Publiée le 20-02-2014 | Durée 1:43:07

Résumé

Depuis 1981, la dette publique de la France s’est creusée au point d’atteindre à la fin du 1er trimestre 2013 un montant équivalent à 91,3 %...lire la suite

Depuis 1981, la dette publique de la France s’est creusée au point d’atteindre à la fin du 1er trimestre 2013 un montant équivalent à 91,3 % du PIB. Mais ce n’est pas la situation la pire dans une Europe où l’ensemble des pays membres est contraint à des restrictions budgétaires imposées par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Pourquoi l’euro, qui devait protéger l’Europe de la spéculation sur les taux de change, est-il devenu aujourd’hui le principal agent de l’aggravation des écarts de compétitivité et de la récession ?
Qu’est-ce qui explique la dégradation des finances publiques ? Pourquoi les états sont-ils obligés de s’endetter auprès des banques privées quand ces dernières peuvent emprunter directement auprès de la Banque centrale européenne à un coût bien moindre ? Comment la dette a-t-elle pu gonfler à ce point ? Qui la possède ? Peut-on imaginer que des pays riches se trouvent en situation de faillite ? Quels sont les risques sur la zone euro ?
Dans un contexte où l’ultra libéralisme et le dumping salarial de l’Allemagne renforcent le pouvoir décisionnel de la sphère financière au détriment du pouvoir démocratique, on peut se demander si les politiques d’austérité sont des solutions ou des remèdes pires que le mal. D’autres mesures sont-elles envisageables pour cesser d’alimenter les spéculations bancaires et restituer le pouvoir au politique pour s’orienter vers une transition énergétique, une économie décarbonée et une réindustrialisation verte ?
 

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