Soins et fin de vie : quelle éthique ?

Intervenant(s) : Flora BASTIANI

Collection : Façons de penser
Tag : Soins, Ethique
Chaîne : Conférences

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Capturée le 13-04-2016 | Publiée le 13-04-2016 | Durée 1:22:15

Résumé

Lorsque l’état de santé d’une personne laisse entendre que son pronostic vital est irrémédiablement engagé, on entre dans une p&eacut...lire la suite

Lorsque l’état de santé d’une personne laisse entendre que son pronostic vital est irrémédiablement engagé, on entre dans une période nommée « la fin de la vie ». Cette période nécessite un accompagnement et des soins adaptés : les « soins palliatifs ».
La fin de vie, loin de pouvoir se réduire à quelque considération d’ordre formel, met en exergue le caractère exceptionnel de l’humain. Dans ce moment de la vie, la personne ne trouve plus l’espoir d’une amélioration quant à son état, et toutes les possibilités de se dominer soi-même s’éteignent une à une, laissant émerger une position d’impuissance.
La collaboration avec les soignants de service de soins palliatifs nous enseigne que les préoccupations éthiques sont inhérentes à leur pratique professionnelle. Mais ces questions ne sont pas regroupées sous l’unique faisceau de la mort, bien au contraire.
L’éthique concerne aussi le geste du soin, à la fois dans son origine et dans son exercice quotidien, parce qu’il est aussi porté par la sensibilité à autrui et à sa détresse. Si cette détresse interroge, c’est précisément parce qu’elle ne se dompte pas, parce que les dispositions légales ne peuvent pas en venir à bout et qu’à l’inverse elle les renvoie à elles-mêmes en montrant leurs limites.
Les soins palliatifs ne sont donc pas les soins du mourant, ni les soins en direction du mourir. L’accompagnement n’est pas un accompagnement à la mort, mais un accompagnement dans l’épreuve. Dans cette impuissance partagée, quelle est la place réservée à la famille, aux soignants, aux malades ?
 

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