Au coeur de la scène, au-delà de la violence (partie 1 sur 2)

Intervenant(s) : Françoise Laurent, Philippe Mesnard, Jean-Pierre Dubost, Dominique Descotes, Christian Biet, Danièle Berton-Charrière

Tag : Littérature, Théâtre, Violence
Chaîne : Conférences

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Capturée le 11-10-2011 | Publiée le 13-10-2011 | Durée 3:01:52

Résumé

Énucléation, amputation, démembrement, viol, cannibalisme, infanticide… la scène théâtrale représente les violences inflig&ea...lire la suite

Énucléation, amputation, démembrement, viol, cannibalisme, infanticide… la scène théâtrale représente les violences infligées à la chair et à l’âme comme au corps social, parfois jusqu’à leur dislocation. Lorsqu’elle soumet l’imagination du spectateur au choc de tels événements, elle sait lui faire oublier que les représentations de la cruauté ont une longue histoire pour que l’effroi le saisisse pleinement. Mais, dans le même temps, elle sollicite sa mémoire culturelle pour qu’il puisse mieux réaliser, dans les détails, la mise en oeuvre des sévices.
La réflexion sur les rapports de la représentation théâtrale à la violence extrême que nous proposons pour cette journée a pour corpus de référence : Titus Andronicus de Shakespeare, Médée de Corneille, Viol de Botho Strauss et Anéantis de Sarah Kane (au programme d’un des sujets de littérature comparée pour l’agrégation de Lettres modernes). Il ne s’agit cependant pas d’aborder ces oeuvres directement, mais de les considérer à partir de leurs périphéries et de leurs voisinages. Pour cela, on interrogera les textes, les traditions et les débats qui les ont alimentés, précédés, nourris, inspirés, influencés ; sources dont on retrouve les traces ou les indices au coeur même de la scène, tantôt dans l’intrigue, tantôt dans la béance ouverte par le supplice et l’humiliation extrême.
On en viendra ainsi à aborder des questions telles que les rapports contradictoires – mais combien productifs – entre récit et violence radicale, la distinction entre les violences et, selon celles-ci, les partis pris des auteurs, l’on se demandera : que veut-on, qu’attend-on du spectateur selon les places et les dispositifs auxquels on l’assujettit ?

Avec la participation de :
- Françoise Laurent (directrice du département de français – UBP, CELIS) : Introduction
- Philippe Mesnard (UBP, CELIS) : Présentation et problématique de la journée. Quelles approches théoriques de la cruauté et de ses représentations ?
- Jean-Pierre Dubost (UBP, CELIS) : Président de séance
- Dominique Descotes (UBP, CERHAC) : Corneille versus Racine ?
- Christian Biet (Paris X, HAR, IUF) : Spectacle de la cruauté au début du XVIIe, à propos de quelques pièces exemplaires
- Danièle Berton-Charrière (UBP-CERHAC) : Évolution de la Tragédie de la vengeance (The Spanish Tragedy de Thomas Kyd, Hamlet de William Shakespeare, The Atheist’s Tragedy de Cyril Tourneur)
 
 
 

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