Les mémoires artificielles sont-elles intelligentes ?

Intervenant(s) : David HILL (ISIMA LIMOS CNRS, université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand)

Collection : Façons de penser
Tag : Informatique
Chaîne : Conférences

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Capturée le 10-03-2010 | Publiée le 08-02-2011 | Durée 1:36:00

Résumé

L’une des caractéristiques de l’être humain est sans doute d’avoir cherché très tôt à conserver la trace de ses activit&ea...lire la suite

L’une des caractéristiques de l’être humain est sans doute d’avoir cherché très tôt à conserver la trace de ses activités, de ses apprentissages ou de ses sensations pour les transmettre à ses congénères. Cet échange a nécessité la mise au point d’un langage codé : des sons, des signes graphiques, des gestes, etc ... , bref un système d’enregistrement qui nécessitera à son tour d’être compris pour être « décodé », c’est-à-dire retrouver le sens original.

Les supports de mémoire ont pris des formes très diverses au cours du temps : écrits, bandes et cartes perforées, combinaison de roues dentées, matières photosensibles ou magnétiques, disques microsillon puis laser, puces électroniques ... Les mémoires artificielles sont le produit de l’inventivité humaine. On la retrouve aussi bien dans l’écriture que dans les premiers instruments de comptage ou de calcul, comme les bouliers.

La mise au point des mémoires informatiques a démultiplié la capacité de stockage des informations, des programmes qui les traitent et de leurs résultats dans des temps de plus en plus courts. La qualité des performances obtenues a engendré très vite des raccourcis de vocabulaire qui ont pu nourrir des confusions entre la mémoire humaine et celle de la machine. Ne parle-t-on pas de cerveau électronique, d’intelligence artificielle, comme si un modèle commun pouvait rendre compte des mécanismes de mémorisation mis en œuvre indifféremment par le cerveau ou des ordinateurs ? Mais ces processus sont-ils vraiment guidés par un raisonnement ?
 
 

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