L'érosion des monuments : oeuvre du temps ou oeuvre des hommes ?

Intervenant(s) : Marie-Françoise André

Collection : Mercredis de la science
Tag : Temps, Ecologie, Patrimoine, Géographie
Chaîne : Conférences

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Capturée le 20-04-2011 | Publiée le 16-05-2011 | Durée 1:35:36

Résumé

Temples antiques et églises médiévales ont subi au long des siècles une lente altération de leur épiderme rocheux sous l’effet du te...lire la suite

Temples antiques et églises médiévales ont subi au long des siècles une lente altération de leur épiderme rocheux sous l’effet du temps qu’il fait et du temps qui passe. L’ampleur de cette dégradation naturelle dépend naturellement du niveau d’agressivité bioclimatique du milieu, particulièrement élevé en bord de mer où les sels rongent les monuments de manière parfois spectaculaire.

Mais l’ampleur de l’usure de la pierre monumentale dépend également de la capacité de cette dernière à résister aux assauts du temps, qui est liée à la fois à sa composition minéralogique et à ses propriétés physiques. Enfin et surtout, depuis la Révolution industrielle, un facteur d’accélération de la dégradation de l’épiderme monumental a fait son apparition :
le facteur humain, qui touche aux interventions de nos sociétés sur le bâti et son environnement. En quelques décennies, la pollution atmosphérique a rongé l’épiderme de certains monuments
emblématiques comme la Cathédrale de Strasbourg. De manière plus insidieuse, certaines opérations de restauration conduites en Europe à partir du XIXème siècle ont provoqué de graves dommages, liés notamment à l’introduction de ciment et de pierres de remplacement, qui ont étanchéifié et hétérogénéisé le bâti médiéval. A l’autre bout du monde, le dégagement des temples
d’Angkor de la forêt tropicale, qui les a révélés au monde, les a exposés directement au soleil tropical et aux pluies de mousson, entraînant l’érosion rapide de surfaces sculptées jusque-là
protégées par le couvert forestier.
 

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